Des métiers qui ont du sens

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CAPa

CAPa Métiers de l'agriculture

Niveau Avant BAC
Durée 2 an(s)
272 établissement(s)
Personnes

Auxiliaire de puériculture

L'auxiliaire de puériculture s’occupe de nourrissons ou de jeunes enfants bien portants ou malades. Il participe au bien-être, à l'autonomie et au développement de l'enfant. Il organise des activités d'éveil et participe également à…

Le bien-être animal, qu'est-ce que c'est ?

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Le bien-être animal, qu'est-ce que c'est ?

Le bien-être des animaux est défini comme « l'état mental et physique positif lié à la satisfaction de ses besoins physiologiques et comportementaux, ainsi que ses attentes. Cet état varie en fonction de la perception de la situation par l'animal » (Avis Anses, février 2018).

En effet, un animal ressent des besoins, mais a également des attentes. Selon les réponses à ces attentes et ces besoins, il est capable d'éprouver des sentiments positifs comme négatifs.

La notion de bien-être comprend donc l'état physique, mais également l'état mental positif de l'animal (les deux états étant interdépendants l'un de l'autre) :
un animal en situation de bien-être, c'est un animal qui se porte bien physiquement et mentalement.

Les 5 libertés individuelles d'un animal

Le bien-être animal est souvent traduit par le principe fondamental des 5 libertés individuelles. L'Organisation mondiale de la santé animale (OIE) reprend ce concept en tant que principe directeur afin de faire ressortir les besoins fondamentaux indispensables pour le bien-être d'un animal.

Elles expliquent les conditions que l'homme doit offrir à l'animal pour assurer son bien-être :

- absence de faim, de soif et de malnutrition : il doit avoir accès à l'eau et à une nourriture en quantité appropriée et correspondant aux besoins de son espèce ;

- absence de peur et de détresse : les conditions d'élevage ne doivent pas lui induire de souffrances psychiques ;

- absence de stress physique et/ou thermique : l'animal doit disposer d'un certain confort physique ;

- absence de douleur, de lésions et de maladie : l'animal ne doit pas subir de mauvais traitements pouvant lui faire mal ou le blesser et il doit être soigné en cas de maladie ;

- liberté d'expression d'un comportement normal de son espèce : son environnement doit être adapté à son espèce (il doit être en groupe si c'est une espèce sociable par exemple).

 

À travers ces 5 libertés, on peut s'assurer de la bientraitance animale : l'animal est dans un environnement conforme à ses besoins.

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Les charolaises, l’engagement de Léa

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Les charolaises, l’engagement de Léa

A 21 ans, Léa Juniet-Laboisse a repris un élevage voisin de la ferme familiale. Témoignage d’une passionnée investie dans les concours bovins.

Elle les aime ses charolaises. « Je suis née au milieu d’elles. J’aime leur caractère doux, facile à élever, leur rusticité et la qualité de leur viande ». Installée en 2011 dans l’Allier, sur des terres jouxtant l’exploitation de son père, Léa Juniet-Laboisse, 26 ans, élève sur une centaine d’hectares de pâtures, céréales et luzerne, un troupeau de 70 charolaises. Passionnée par la génétique, elle suit de près son troupeau, sélectionnant ses vaches en fonction de leur caractère, leur aptitude au vêlage et de leur qualité bouchère. Pour sa sécurité et celle de son troupeau, la jeune femme a notamment acheté un taureau génétiquement sans corne qu'elle va progressivement croiser avec ses vaches. La jeune femme décline sa passion sur les rings, en tant que juge ou éleveur, lors de concours de race. C’est pour elle un moment d’échange important entre éleveurs, qui l’aide à évaluer son propre travail. Investie dans des associations d’éleveurs de race charolaise et dans le groupement de défense sanitaire, elle est aussi élue à la chambre d’agriculture de l’Allier.

Service de remplacement

Travaillant seule sur l’exploitation, ces différents engagements et la conduite de sa ferme chargent son emploi du temps – semaine et weekends. Elle a heureusement pu souffler – un peu - pendant son congé maternité : elle a bénéficié d’un service de remplacement de quatre mois sur la ferme, salarié employé à temps plein au service de son élevage. Cela ne l’a cependant pas empêché de continuer à suivre la vie de son troupeau, de jour comme de nuit. « Avec ma caméra de vidéosurveillance fixée sur le box des vaches qui allaient vêler, j’ai pu surveiller le bon déroulement des vêlages en donnant le biberon ! ».

ANIMAUX

Mathieu et Lancelot : de l'apprentissage à l'installation

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Mathieu et Lancelot : de l'apprentissage à l'installation

À la ferme de la biodiversité, à Gouy L'hôpital (Picardie), Mathieu Devienne et son apprenti Lancelot Thorrignac sont unanimes : « un travail trop répétitif », très peu pour eux ! 60 vaches mères, presque autant de petits veaux, 250 hectares de surface, le tout en bio… les activités ne manquent pas.

À la ferme de la biodiversité, à Gouy L'hôpital (Picardie), Mathieu Devienne et son apprenti Lancelot Thorrignac sont unanimes : « un travail trop répétitif », très peu pour eux ! 60 vaches mères, presque autant de petits veaux, 250 hectares de surface, le tout en bio… les activités ne manquent pas.

« Je travaille une semaine sur deux sur l'exploitation de Mathieu », explique Lancelot, âgé de dix-huit ans. « Le reste du temps, je poursuis ma première année de BTS agronomie et productions végétales au lycée le Paraclet (Amiens). Le matin, on descend aux vaches faire la ration, pailler, nourrir les petits veaux. Je m'occupe aussi des légumes et du transport jusqu'aux coopératives. » Au fur et à mesure, Mathieu confie de plus en plus de tâches à son apprenti. « L'objectif : qu'il soit le plus autonome possible, tout en veillant à sa sécurité et en gardant un œil vigilant ».

Machinisme, élevage, agronomie… le jeune homme s'intéresse à l'agriculture sous toutes ses formes. Une passion que Lancelot – aussi connu sous le pseudonyme de ltagrividéo – partage avec le grand public. En effet, il fait partie des tous premiers agriculteurs à se lancer sur Youtube : « en 2011, j'avais dix ans. Avec mon meilleur ami, on a commencé à diffuser des vidéos sur l'agriculture, les travaux des champs avec mon caméscope. »

Lancelot parvient à réserver des heures pour sa deuxième passion : le hockey. « Je suis en sport études, Mathieu m'a permis d'aménager mes horaires sur la ferme pour pouvoir aller m’entraîner à Amiens deux matins par semaines. Et le week-end, j'enchaîne les compétitions à travers la France. »

Les projets de Lancelot ? « Poursuivre mes études avec peut-être une Licence, m'associer ou m'installer, si possible dans la région et pourquoi pas en bio, c'est l'avenir. Mes parents me soutiennent dans mon projet. »

« Je suis dans la marmite depuis tout petit »

S'installer ? C'est le projet que Mathieu Devienne a réalisé, il y a presque huit ans. « Je suis dans la marmite depuis tout petit », raconte ce petit-fils, fils, frère et beau-frère d'agriculteurs. « Mes grands-parents se sont installés dans la région dans l'après-guerre, ils ont transformé un élevage laitier en élevage allaitant. »

Après un BAC S, Mathieu réalise un BTS, un certificat de spécialisation machinisme puis un certificat de spécialisation technico-commercial. À vingt-neuf ans, Mathieu s'associe en GAEC (groupement agricole d'exploitation en commun) avec son frère Damien. Ils reprennent tous deux la ferme familiale. « C'est important de réfléchir à son projet et de bien le définir quand on s'installe », conseille Mathieu. « On s'engage pour des années ! »

Les deux frères décident de se convertir à l'agriculture biologique. « Il n'y avait pas encore beaucoup d'exploitations engagées en bio quand on s'est lancé. Alors, on est allé se former dans des fermes voisines. Il fallait se rassurer au préalable. Et on s'est rendu compte que faire du bio, c'était faisable. » C'est ainsi que le GAEC de la verte vallée (désormais appelé « ferme de la bio-diversité ») commence l'aventure du bio en 2014. Depuis 2017, Mathieu s'est associé à Simon Lenoir, ce qui a permis d'augmenter la surface de l'exploitation avec la reprise de la ferme familiale de Simon.  

Cidre, jus de pomme, viande bovine blonde d'Aquitaine et croisée Aubrac… La majorité des produits sont vendus dans des coopératives et en circuit court. En 2019, l'ensemble des productions de l'exploitation sera 100% bio.